Toute stratégie marketing intègre aujourd’hui un volet digital. En effet, je n’apprends rien à personne si je dis qu’une présence en ligne est indispensable à toute entreprise en 2024.
Pourquoi ?
Tout d’abord, parce qu’elle permet de faire connaître son travail. Avec 93 % de la population française connectée, ce ne sont pas moins de 60,92 millions de client·es potentiel·les qui sont accessibles, rien qu’en France !
Elle permet également d’établir un lien de confiance avec ses client·es, en partageant de nombreuses informations sur ses produits ou services, sur les valeurs de son entreprise, ses coulisses, etc.
Cette présence en ligne peut se concrétiser par la publication de posts sur les réseaux sociaux, mais aussi par l’ouverture d’un site web vitrine ou e-commerce. Correctement travaillé, ce dernier peut, à l’aide des moteurs de recherche, attirer de nombreux visiteurs. Comment ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.
Je parlerai ici uniquement de Google qui est le moteur de recherche le plus utilisé en France. C’est d’ailleurs le site le plus fréquenté avec 29,3 milliards de visites en 2022.
Comment fonctionne Google ?
Vaste question, à laquelle je ne peux répondre qu’en partie, car le moteur de recherche est très mystérieux sur le fonctionnement de son algorithme. Mais revenons au début : qu’est-ce que Google ?
Google est un moteur de recherche. C’est un outil qui référence un nombre exponentiel de pages web et qui les classe pour que nous puissions, nous les internautes, y avoir accès plus facilement. Le bottin 2.0 finalement.

Le moteur de recherche n’est pas à confondre avec le navigateur, ce logiciel permettant d’aller sur internet. Google ne nous facilite pas la tâche à être partout, mais il faut faire la distinction entre Google et Google Chrome. Le premier est le moteur de recherche, comme Yahoo ou Ecosia, le second est le navigateur, comme Microsoft Edge ou Mozilla Firefox. |
Pour nous permettre de trouver le ou les sites qui nous intéressent, Google (le moteur de recherche) nous donne la possibilité d’écrire une requête. Ainsi, chaque page web indexée est rattachée à une ou plusieurs requêtes.
Une fois cette requête tapée dans le moteur de recherche, une page avec différentes propositions de sites apparaît, cette page de résultats s’appelle la SERP (Search Engine Result Page).

L’ordre d’apparition des sites sur cette SERP n’est pas lié au hasard. C’est l’algorithme de Google qui choisit de mettre en premier le résultat qui lui semble être la meilleure réponse à la requête.
Si personne ne sait comment l’algorithme fonctionne à 100 %, il existe tout un tas de bonnes pratiques pour améliorer la position de son site web sur la SERP Google. Ce sont ces techniques qui forment le SEO (Search Engine Optimization) ou référencement naturel en français.
À ces bonnes pratiques, s’ajoute aujourd’hui la notion d’expérience utilisateur. On parle alors de SXO (Search Experience Optimization). Pour espérer se retrouver tout en haut de la page de résultats de Google, il faut donc, en plus de respecter les règles du SEO, prêter attention à l’expérience que va vivre l’internaute une fois sur notre site.
Google nous propose donc une réponse à notre requête sous forme de liste de pages web qu’il tri par pertinence. Enfin presque. Certains liens vont être placés en première position parce qu’ils sont sponsorisés. Google met à disposition un outil (Ads) permettant de créer des annonces payantes qui seront placées tout en haut de la page. Oui parce que, je ne l’ai pas précisé ici, mais les premiers liens sont évidemment beaucoup plus cliqués que les suivants.
D’après une étude menée par Backlinko en 2023, 27,6 % des clics vont au premier lien de la SERP. Au total, les 3 premiers résultats obtiennent 75 % des clics.
Maintenant que l’on comprend mieux comment fonctionne Google et comment se structure la SERP, entrons un peu plus dans le détail, et voyons comment gagner quelques positions.
Gagner en visibilité grâce au SEO
Le SEO, ou Search Engine Optimization, est un terme qui regroupe toutes les techniques permettant à une page web d’être indexée par Google et potentiellement bien placée dans la SERP.
Ce dernier se découpe le plus souvent en 3 grands piliers :
- Le SEO technique qui s’intéresse à la structure de la page.
- Le SEO on-page qui englobe tous les contenus de la page (ma partie en somme)
- Le SEO off-page qui intègre les actions réalisées hors du site.
En-dehors de ce découpage, il y a également une distinction à faire en SEO global et SEO local. Lorsque le site est rattaché à un commerce physique ou que les services ne sont proposés que sur un secteur donné, le SEO local prend toute son importance. En effet, il n’y a aucun intérêt à être visible à Marseille si on tient un restaurant à Lille.
Le SEO technique
Le SEO technique regroupe un grand nombre de bonnes pratiques, que je ne pourrais citer de manière exhaustive ici. Dans tous les cas, son but est d’optimiser l’efficacité d’un site en travaillant sur sa structure. Il peut d’ailleurs se mêler avec l’UX sur certains points. C’est notamment le cas avec la notion de vitesse de chargement.
Nous vivons dans un monde où tout va très vite, y compris sur internet. Il est loin le temps où nous attendions patiemment devant notre écran que notre page se charge. Aujourd’hui, elle doit s’afficher en 2 secondes minimum pour ne pas faire fuir les internautes.

Le site se doit également d’être parfaitement adapté à la navigation sur n’importe quelle taille d’écran, y compris les mobiles et les tablettes. On parle de responsive design et de site mobile friendly. Pour tester, rien de plus simple, il suffit d’aller sur le site depuis son smartphone et de vérifier que tout s’affiche correctement, et toujours en moins de 2 secondes.



Pour une bonne compréhension du site par les robots de Google, chaque élément doit être correctement identifié grâce à des balises HTML. Côté contenu, les titres sont inclus dans des balises hn (H1 pour le titre principal puis H2, H3 etc. pour les différents niveaux de sous-titres). Chaque page dispose d’une balise title optimisée et d’une balise meta description attrayante. Sans oublier les images qui sont accompagnées de leur attribut alt complété.
Le SEO technique comporte encore bien des volets : la structure du site claire avec une organisation pensée pour une meilleure lisibilité, la prise en compte de la sécurité avec le passage en HTTPS, etc. Il pourrait faire l’objet d’un article complet.
Le SEO on-page ou SEO on-site
Le SEO on-page s’intéresse à tous les contenus présents sur une page. Ces contenus ont pour objectifs d’informer les internautes et de leur délivrer l’information qu’ils sont venus chercher, mais aussi d’aider Google à comprendre de quoi parle la page. C’est grâce à ces contenus que le moteur de recherche va pouvoir lier chaque page d’un site à un ou plusieurs mots-clés.
Le SEO on-page intègre donc :
- La recherche des mots-clés principaux et secondaires en prenant en compte l’intention de recherche.
- La création des contenus : rédaction des textes du site, d’articles de blog, création des visuels, vidéos et autres infographies.
- L’optimisation de ces contenus : via une structure claire, le remplissage des attributs et balises, l’intégration de liens internes et externes, etc.
- La mise à jour régulière pour s’assurer que les contenus soient toujours d’actualité et indiquer à Google que le site est actif.
L’une des règles les plus importantes du SEO on-page est de ne pas faire de duplicate content. Qu’est-ce donc ? Le duplicate content, ou contenu dupliqué, est un texte présent à l’identique sur plusieurs pages web (un copier-coller). Avoir le même texte sur plusieurs pages de son site, ou pire, le copier depuis un autre site, est très mal vu par Google et vous fera à coup sûr perdre des positions.
Cette partie du SEO est peut-être la plus chronophage, car elle est sans fin. La création de contenu est déjà, en soi, une activité qui demande du temps. Alors publier de nouveaux contenus régulièrement et revoir ceux déjà en place peut vite devenir ingérable. C’est pourquoi, il y a des petites mains comme moi qui se proposent de vous décharger de cette tâche tout aussi fastidieuse que technique, pour vous laisser le temps de vous concentrer sur d’autres aspects de votre métier.
Vous souhaitez déléguer la rédaction de vos contenus ?
Le SEO off-page ou SEO off-site
Au contraire du SEO on-page, le SEO off-page se concentre sur les actions à réaliser en dehors du site internet. Actions qui ont pour but de récolter des liens appelés backlinks. Ces liens, placés sur d’autres sites web, renvoient vers l’une des pages de votre site et indiquent à Google que vous êtes une référence dans votre domaine, un site de confiance.
Pour les obtenir, il faut mettre en place une stratégie dite de netlinking. Parce que si le but est de récolter des liens sur d’autres sites, il faut qu’ils soient de qualité. C’est-à-dire qu’ils doivent provenir de sites cohérents avec la thématique du vôtre, et bénéficiant d’une bonne réputation.
Une stratégie de netlinking peut inclure plusieurs actions :
- La création de contenus de qualité, qui seront naturellement partagés par les internautes sur leur propre site. La création de contenus faisant déjà partie du SEO on-page, on fait ici d’une pierre deux coups.
- La rédaction d’articles sur des sites externes en tant qu’invité·e. Ce qui est appelé du guest blogging. Plus longue, cette technique permet d’obtenir un lien tout en mettant en avant son expertise.
- La prise de contact avec des sites dans le même secteur d’activité, pour obtenir un lien sans avoir à rédiger d’articles invités.
- L’inscription sur des annuaires et la participation à des forums. Ce sont des méthodes qui ne sont plus très actuelles, mais qui ont eu du succès car elles étaient simples à mettre en place.
- L’achat de backlinks, mais je ne sais pas si c’est très conseillé. N’ayant jamais testé, je ne peux pas vraiment vous en parler.
Les liens partagés sur les réseaux sociaux ne sont pas à prendre en compte dans cette stratégie. Majoritairement indiqués en « nofollow », ils ne sont pas considérés comme des backlinks (le « nofollow » indique à Google qu’il ne doit pas suivre le lien). Toutefois, le partage de contenu sur les réseaux reste intéressant pour le faire connaître sans attendre les résultats des actions SEO.
Le SEO local
Google est capable de nous géolocaliser et par conséquent de nous proposer des résultats personnalisés. C’est pourquoi, lorsque l’on recherche un restaurant, ce sont les adresses situées proches de nous qui s’affichent en premier.
Les entreprises proposant des services locaux ont donc tout intérêt à travailler leur référencement local pour améliorer leur visibilité dans leur zone géographique et obtenir de nouveaux‧elles client·es.
Pour cela, il y a plusieurs choses à mettre en place. Tout d’abord, sur le site web, en créant des contenus pour se positionner sur des mots-clés locaux, intégrant le nom de la ville ou du quartier, comme « restaurant japonais lille ». Puis en dehors du site, en obtenant des backlinks de sites web locaux, comme le site de la mairie ou un blog regroupant les meilleures adresses de la région. Finalement, ça revient à reprendre les différents piliers du SEO en les adaptant à sa zone géographique.
Mais le SEO local a une particularité : la fiche Google My Business (en espérant qu’elle s’appelle toujours comme ça parce qu’elle change de nom tous les 2 jours.). Cette fiche apparaît sous différentes formes sur la page de résultats Google ainsi que sur Google Maps (voici un petit exemple avec une adresse que je recommande vivement !).


Elle intègre diverses informations comme les horaires d’ouverture, le site web, l’adresse, mais surtout, les avis ! Élément extrêmement important, même au-delà du SEO, ils sont pris en compte par Google, qui met en avant les entreprises les plus appréciées.
Une bonne utilisation du SEO, qu’il soit local ou national, est indispensable à toute stratégie digitale puisque c’est grâce à lui qu’un site peut être visible sur le long terme. Bien que son impact diminue au profit de l’expérience utilisateur, ça reste un gros morceau qu’il ne faut pas négliger. D’ailleurs, si nous parlions maintenant de cette expérience utilisateur ?
Ne pas faire l’impasse sur l’UX
L’UX est l’abréviation d’user experience, aka l’expérience client. Elle fait référence à l’expérience vécue par l’internaute sur un site web. Pour qu’elle soit positive, l’internaute doit trouver rapidement et facilement ce qu’il cherche.
Elle est de plus en plus prise en compte par Google qui propose notamment un outil d’analyse appelé PageSpeed Insight.
Ainsi, pour être correctement positionné sur les moteurs de recherche en 2024, le SEO ne suffit plus, il faut également s’assurer que son site :
- S’affiche parfaitement sur tous les supports, c’est-à-dire sur ordinateur, tablette et smartphone.
- Se charge très rapidement. Comme dit dans la partie SEO technique, la page doit s’afficher en moins de 2 secondes pour satisfaire aussi bien Google que les internautes.
- Se dote d’une navigation claire et intuitive, avec un menu travaillé, des appels à action bien placés, une barre de recherche optimisée, etc.
- Offre des contenus de grande qualité, uniques et originaux.
Pour ce faire, il est possible de s’appuyer sur l’outil de Google, mais aussi de procéder à divers tests avec notamment la mise en place d’une heatmap. Cette carte de chaleur indique les déplacements des internautes sur une page et permet d’en détecter les dysfonctionnements.

Le SEO et l’UX sont tous deux des moyens gratuits d’améliorer sa visibilité sur internet. Gratuits et longs termes. En attendant que tout ce travail paie et pour obtenir des visites rapidement, il est possible de les combiner à une méthode payante : le SEA.
Le SEA
Si j’ai déjà pu travailler sur Google Ads et vu comment fonctionnait Facebook Ads, je suis loin d’être une experte dans ce domaine (vous l’aurez compris, mon truc c’est le SEO on-page). Je ne vais donc pas entrer dans les détails dans cette partie.
Le SEA, pour Search Engine Advertising, est le pendant payant du SEO. C’est ni plus ni moins que de la publicité. Des annonces sont rédigées pour être diffusées sur tel ou tel mot-clé et s’affichent tout en haut des résultats de recherche. On les reconnaît par la mention « sponsorisée ». Cette mention à évoluer puisqu’avant, on pouvait lire « annonce ».
Outre les annonces textuelles diffusées dans la SERP, le SEA c’est aussi :
- Les annonces shopping, visibles, elles aussi, directement sur Google.
- Les annonces display, qui sont visibles sur d’autres sites sous forme de bannières ou d’encarts publicitaires.
- Les annonces vidéos, typiquement les pubs avant et pendant les vidéos YouTube.
- Les posts et stories sponsorisés sur des réseaux sociaux tels que Facebook, Instagram et TikTok.
Grâce au SEA, un site ou une marque peut gagner en notoriété rapidement et faire venir les visiteurs sur son site, même si le SEO n’a pas encore fait son œuvre. Je peux ici illustrer mon propos avec l’entreprise Picnic qui s’est fait connaître en nous inondant littéralement de pubs. Pubs qui ne se sont pas cantonnés aux sites web, mais aussi aux réseaux sociaux et aux applications mobiles.
Sortir du site web pour mieux y revenir
À l’heure de l’IA et du développement de la SGE, il est fortement conseillé d’avoir une stratégie omnicanal et de ne pas mettre tous ses œufs dans le panier de Google.
Qu’est-ce que la SGE ?
C’est la nouvelle interface Google, qui devrait arriver très prochainement en France. Basée sur l’IA générative, elle vise à répondre directement aux questions des internautes avant de leur proposer des liens vers des sites web, comme c’est le cas actuellement.
Edit : au cours de la conférence Google I/O du 14 mai dernier, Sundar Pichai a annoncé le lancement de la SGE, renommée AI Overviews (Aperçus IA pour les francophones), aux Etats-Unis.

Alors, que peut-on faire pour améliorer la visibilité de son site web, sans compter sur Google ?
Les réseaux sociaux
Les réseaux sociaux ont envahi notre quotidien, certains s’en servent même comme de véritable moteur de recherche, notamment pour trouver des commerces proches de chez soi.
Être présent sur les réseaux sociaux demande une réelle stratégie. Il faut choisir le réseau en fonction de sa cible, créer un calendrier éditorial, mettre en place une routine d’engagement, etc. Des actions qui, mises bout à bout, prennent beaucoup de temps et demandent une certaine expertise.
Mais avec plus de 78 % des Français‧e‧s présent·es sur au moins un réseau social, ils sont le lieu idéal pour se faire connaître et construire sa e-réputation. Ils permettent également de faire le lien avec son site web, en l’ajoutant à sa présentation et en partageant des contenus pertinents comme des articles de blog (je vais par exemple partager cet article sur Instagram et LinkedIn.).
Ils permettent également de faire la promotion d’autres canaux de communication, comme les newsletters.
Les newsletters
Les newsletters ont le vent en poupe cette année. Envoi régulier d’emails à une liste d’abonnés, elles ont pour but d’informer, de divertir et surtout de fidéliser.
Envoyées de façon hebdomadaire, bi-hebdomadaire ou mensuelle, elles se transforment en véritable rendez-vous, au même titre qu’une vidéo YouTube.
Dans ces newsletters, l’entreprise peut mettre en avant ses actualités, ses promotions du moment et relayer des articles de blog ou d’autres contenus informatifs afin de faire venir les abonné·es sur le site et créer un lien de proximité.
Les livres blancs et autres contenus informatifs
Entre les articles de blog et les newsletters, vous aurez peut-être déjà compris que les contenus longs avaient la cote en ce moment. Et les livres blancs ne font pas exception.
Document à télécharger à but informatif, ils permettent de plus entrer dans les détails qu’un article de blog sur une notion ou une problématique définie.
Ayant pour but d’obtenir une nouvelle clientèle, les livres blancs, et autres contenus téléchargeables, permettent d’asseoir la position d’expert d’une entreprise, améliorant ainsi sa réputation. Les internautes auront alors plus de facilités à revenir pour obtenir des informations fiables sur ce domaine de compétence.
Et voilà, vous êtes désormais informé·e sur comment augmenter la visibilité de son site web en 2024. Entre le SEO, l’UX, le SEA, les réseaux sociaux, les newsletters et les livres blancs, il y a de quoi faire ! Mais le but n’est absolument pas de tout mettre en place. Il vaut mieux commencer petit, avec une méthode que l’on maîtrise puis élargir sa stratégie petit à petit.
Si vous êtes arrivé·es jusqu’ici, déjà bravo, et surtout merci ! J’espère que cet article vous aura plu et vous aura appris quelques petites choses. 🙂
Encore un peu de lecture ?

Quel contenu rédactionnel pour mon site web ?
Que vous ayez un site vitrine ou e-commerce, le contenu est incontournable pour des raisons de visibilité, mais aussi pour l’expérience utilisateur. Différent en fonction des pages, faisons le point sur les typologies de textes que l’on retrouve le plus fréquemment.

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